De nouveaux prêtres pour un peuple nouveau

Message de Jésus du 5 avril 2012, Jeudi Saint

« Je vous bénis, mes chers enfants ! Vous êtes aujourd’hui devant un nouveau chemin. En ce jour débute en effet la dernière phase de préparation à la création nouvelle, car, à compter d’aujourd’hui, le prince du mal, Lucifer, est chassé définitivement de mon peuple.

Le Mal s’est glissé dans toute l’action de Dieu, dès le début. De même qu’il s’était infiltré dans l’action de la création, à travers Lucifer, de même il s’est insinué dans l’action de rédemption, à travers Judas Iscariote, possédé par Lucifer. Judas était réellement possédé par Lucifer, auquel il s’était consacré. Pendant une certaine période, poussé par un intérêt personnel, il a été à mes côtés, en se montrant même fanatique : il voulait prendre part à mon royaume, y conquérir une place d’honneur. Il était grisé par la puissance des miracles qu’il me voyait accomplir, et que lui-même avait accomplis, lorsque je l’avais envoyé en mission, avec les apôtres et les disciples, afin qu’il me précède dans les lieux que je devais visiter[1].

Par la suite, lorsqu’il s’est rendu compte de ne pas pouvoir obtenir du Royaume de Dieu ce qu’il avait espéré, et quelle était la véritable tâche d’un apôtre, lorsqu’il commença à m’entendre parler ouvertement de ma mort sur la croix, il se rebella comme l’avait fait son père, Lucifer. Pendant la dernière cène, je lui ai donné un morceau de pain, comme aux autres apôtres. Pour ces derniers, ce morceau de pain trempé dans le vin représentait le sceau de la nouvelle et définitive alliance avec moi ; pour Judas, ce fut le sceau de son alliance avec Satan, contre moi[2] : Judas a reçu mon corps et mon sang en me maudissant. De nombreux autres, après lui, ont fait, et continuent de faire, la même chose.

Judas Iscariote a été une figure ténébreuse dans le christianisme, et son ombre s’est déployée sur l’Église au fil des siècles : sa trahison a ouvert la voie à la trahison des autres apôtres et des prêtres après lui. Judas a été le précurseur de l’Antéchrist ; il lui a préparé la voie dans mon Église. Après lui, de nombreux antéchrists se sont manifestés au sein de mon peuple, poursuivant ainsi l’œuvre destructrice commencée par Judas. À la fin se manifestera l’Antéchrist, lequel viendra récolter tout ce que les antéchrists auront semé au fil de l’histoire.

Judas a été appelé au sacerdoce nouveau que j’ai institué sur Terre ; nouveau car il est totalement différent de celui œuvrant jusque-là au sein du peuple élu. À partir de la dernière cène, le prêtre n’est plus celui qui n’offre que des sacrifices d’animaux, c’est celui qui s’offre lui-même, en union à mon sacrifice, pour le salut de tous les hommes, et pas seulement de ceux de la Terre. Le prêtre nouveau aurait été le « réunificateur » de la création tout entière en moi. Judas s’est soustrait à cette tâche, en décidant librement de me trahir et de me livrer au sanhédrin. Judas m’a vendu, mais en me vendant, il a également vendu tous les dons qu’il avait eus grâce à moi, y compris celui du sacerdoce nouveau. Une plaie immense s’est ouverte au sein de l’Église, et, aujourd’hui encore, vous en voyez les conséquences : de nombreux prêtres, au fil des siècles ont vendu et vendent eux-mêmes et leur sacerdoce à l’ennemi, en espérant d’obtenir du pouvoir et des privilèges. Ils recherchent un royaume humain, comme le faisait Judas.

Pourquoi ai-je appelé Judas à faire partie des apôtres ? Par Justice ! Car le Père a voulu, une fois encore, mettre à l’épreuve l’Église naissante, comme il avait mis à l’épreuve l’humanité tout juste créée. Sachez que le Père vous met constamment à l’épreuve, car il vous donne une liberté totale. Oui, votre liberté est inviolable aux yeux du Père mais, en échange, il vous demande fidélité. C’est pour cela qu’il vous met à l’épreuve, comme je l’ai fait avec vos ancêtres. Il continuera de vous mettre à l’épreuve jusqu’à la fin des temps, jusqu’à ce que passera cette génération perverse, qui exige la liberté, mais refuse d’être fidèle à Dieu. Alors surgira une génération nouvelle ; je vous dis qu’elle est déjà en train de naître !

Judas pouvait-il se sauver ? Pouvait-il se repentir ? Oui, il le pouvait, mais il ne le voulait pas. Après ma mort, en se rendant compte de ce qu’il avait fait, au lieu de se repentir et de demander la miséricorde de Dieu, qui est toujours à disposition de celui qui se repent, il a refusé la vie et Judas s’est donné la mort. Par son dernier geste, il a montré une dernière fois son mépris envers Dieu. Du reste, celui qui se vend à Lucifer doit savoir ce à quoi il s’expose : Lucifer enlève la liberté à ceux qui s’offrent à lui, et conduit au désespoir ceux qui ne lui sont pas fidèles, contrairement à Dieu, qui vous laisse toujours libres et vous pardonne si vous vous repentez. Judas a sombré dans l’obscurité de son âme ; il faisait également nuit lorsqu’il m’a trahi. Il fait toujours nuit pour ceux qui trahissent la vie de Dieu.

Judas a été une figure obscure ; les nombreuses tentatives qui ont été faites pour le réhabiliter, sous prétexte qu’il « devait » me trahir pour rendre possible ma mort et, par voie de conséquence, votre salut, ne servent à rien. Hommes idiots ! Qui vous a obligés à me crucifier ? N’auriez-vous pas pu m’accueillir comme Fils de Dieu, et vous laisser guider par moi à la vérité ? Vous auriez été sauvés à plus forte raison si vous m’aviez accueilli et honoré comme le véritable Dieu que je suis. Mais votre nature perverse vous a poussé à répéter les erreurs de vos ancêtres, qui refusèrent Dieu et préférèrent vivre leur vie misérable loin de lui. Ce n’est pas Dieu qui a inventé la croix, vous l’avez créée vous-même et vous m’avez crucifié. Ne répétez pas la même erreur et accueillez-moi à présent comme votre Sauveur ! Vous pouvez encore changer votre vie, avant que le Père ne mette un terme à cette époque.

Revenons à présent à notre discussion sur le sacerdoce nouveau, que je suis venu instituer sur Terre en faveur de toute l’humanité de l’Univers. Ce sacerdoce ne s’est pas encore pleinement développé sur Terre, malgré la sainteté d’un grand nombre de fidèles, à cause de l’hostilité de votre humanité à Dieu et de l’infiltration du mal au sein de l’Église, du fait de la trahison de Judas et de nombreux autres après lui. Le sacerdoce nouveau agit pleinement dans le Noyau Central, et il est destiné à rejoindre sa plénitude dans tout l’Univers.

Comme je vous l’ai déjà expliqué[3], le sacerdoce du peuple de Dieu s’exprime à travers deux éléments spécifiques : le sacerdoce commun, propre à chaque fidèle, et le sacerdoce des serviteurs, ou des bergers, c’est-à-dire de ceux qui exercent leur sacerdoce comme un service spécifique, pour accompagner le peuple sur le chemin de la sanctification. Les prêtres serviteurs s’offrent et offrent ceux qui leurs ont été confiés à Dieu, et ils s’unissent pleinement à mon sacrifice. De cette façon, ils réunissent toute chose en moi : leur propre personne, la communauté qu’ils servent, toute l’humanité et la création. Unis à moi, Grand Prêtre, les prêtres serviteurs s’élèvent au Père dans le Saint-Esprit en compagnie du peuple tout entier.

Les prêtres serveurs sont appelés dès leur conception ; ils sont nommés prêtres dès le sein maternel. Cependant, Dieu ne les oblige pas à accepter le don du sacerdoce : ils sont libres de cultiver ou non le don qu’ils portent en eux, et de le faire grandir avec l’aide de la grâce. Lorsque j’ai appelé les douze apôtres, je ne les ai pas choisis par hasard : j’ai choisi ceux qui avaient été nommés prêtres dès leur conception. Même Judas l’était, mais il a souillé le don de Dieu, il a tenté de l’utiliser pour lui. Il aurait pu être un bon prêtre s’il avait renoncé à son égoïsme. Son sacerdoce aurait pu renaître, malgré sa trahison, s’il s’était repenti : la possibilité de changer lui a été donnée jusqu’au dernier moment, mais il ne l’a pas fait. Judas ne s’est pas repenti, il a seulement eu peur de ce qu’il avait fait. Il a eu peur de Dieu, car il ne l’aimait pas ; il n’aimait que lui et craignait pour lui.

Judas continue à agir dans l’Église : son esprit infernal œuvre directement et indirectement à travers ses successeurs. Il attaque surtout les prêtres, en essayant de les séduire et de les conduire à Lucifer. Judas est un esprit puissant, et il est à la tête d’une église parallèle à mon Église, qui œuvre à l’intérieur de mon peuple pour le détruire. C’est une « église noire », noire comme l’âme de Judas. Les successeurs de Judas sont les antéchrists dont je vous ai parlé. Ceux-ci préparent la voie à l’Antéchrist.

Qui sera et d’où viendra l’Antéchrist ? C’est Lucifer qui le choisira, car le Père le lui a permis. Dieu ne choisit pas d’antéchrist. Dieu ne peut choisir le mal car il est le grand Bien. Toutefois, même l’Antéchrist aura la possibilité de se convertir, s’il le souhaitera, car Dieu est bon envers tous.

L’Antéchrist se manifestera à la fin, lorsque Lucifer sera contraint de céder une bonne partie de son pouvoir à un homme. Lucifer sait qu’il perdra sa bataille inutile contre Dieu mais, dans son égoïsme extrême, il ne se rend pas et tente d’éliminer les véritables chrétiens de la surface de la Terre. Il a promis à ses disciples qu’il enverra, à la fin des temps, un de ses envoyés qui sera à même d’effacer à jamais mon souvenir, et d’établir sur Terre le royaume des ténèbres, qui se répandra par la suite à tout l’Univers. Le Fils de Dieu s’est incarné sur Terre pour apporter la parole de salut, il a fait des miracles, il a montré l’œuvre du Père. Lucifer est un esprit pur, et il ne peut pas s’incarner directement ; c’est pourquoi il a besoin d’un homme. L’Antéchrist sera sa dernière carte : ce sera un homme de la Terre, qui incarnera le mal et séduira les gens par des paroles persuasives, des prodiges et des miracles, grâce au pouvoir que Lucifer lui donnera. Sa guerre est contre moi, et il essaie par tous les moyens de rendre vaine mon action. Il se considère plus grand que Dieu et pense éliminer Dieu ; telle est sa terrible faute.

À présent, l’humanité et l’église sont arrivées à un tournant. Dieu est en train de susciter un peuple nouveau, il est en train de préparer lui-même ses enfants. Actuellement, l’action du Saint-Esprit est grandiose et incessante chez ceux qui sont fidèles à Dieu : il les conduit à la plénitude de la vérité. Personne ne peut arrêter cette œuvre silencieuse à l’intérieur des âmes, aucun puissant ne peut s’opposer aux véritables enfants de Dieu.

Ce peuple nouveau doit être libéré de l’esprit de Judas de façon définitive, il doit être libéré de la corruption. C’est pourquoi je vous ai dit que ce jeudi saint marque un tournant historique : aujourd’hui, grâce à la force que j’ai reçue de mon père, je chasse une fois pour toutes l’esprit de Judas de mon peuple. Je ne permettrai pas que ce produise ce qui s’est produit dans la première Église. Aucun traître ne fera partie de mon peuple nouveau, renouvelé par le haut, renouvelé dans l’esprit.

À compter d’aujourd’hui, j’attirerai toujours plus à moi les prêtres que j’ai choisis, dès le sein maternel, pour être les serviteurs d’un peuple nouveau. Ce seront des prêtres nouveaux au service d’un peuple nouveau. Des prêtres unis pleinement à moi, intègres et capables de vivre une véritable communion avec mon peuple. Je les appellerai, je les réveillerai, je prendrai soin d’eux, je les enverrai à mon peuple.

Tous ceux qui préfèreront rester passifs, qui auront peur des nouveautés des temps présents et s’agripperont à ce qui est dépassé et condamné à finir, ou qui ne parviendront pas à se défaire de leurs intérêts égoïstes, seront mis de côté. Le « vieux » peuple sera séparé du peuple nouveau, qui, à son tour, n’acceptera plus de « vieux » prêtres. Le vin nouveau sera enfin versé dans des outres nouvelles.

Aujourd’hui commence à œuvrer un service sacerdotal nouveau qui naît du peuple nouveau ; c’est une graine jetée par Dieu qui germera en temps voulu ; pour l’instant, elle grandit en silence, mais elle sera parfaitement visible. Lorsque je dis « nouveau », je ne me réfère pas à quelque chose de différent du sacerdoce que j’ai institué sur Terre : je l’appelle nouveau, car il aura une force nouvelle, vu qu’il sera introduit dans un peuple nouveau. L’époque dans laquelle vous vivez est une époque de plénitude : tout doit être porté à terme, même le sacerdoce qui n’a pu agir pleinement, jusqu’à présent, du fait de la corruption d’une bonne partie de l’Église. Dieu n’a pu, en effet, donner à ses prêtres la force prévue, car nombre d’entre eux l’auraient vendue à Lucifer.

Le prêtre nouveau naîtra du peuple et sera reconnu par le peuple. Ce sera un prêtre oint par moi dès sa conception. Le Père m’a ordonné d’oindre les prêtres, car je suis le Grand Prêtre. Dès l’onction surgit le Saint-Esprit qui commence à agir en celui qui a été oint : il le guide, il l’instruit et, en même temps, guide et instruit le peuple au sein duquel ce prêtre agira. Ainsi, l’onction sacerdotale se manifestera avec toute sa force en celui qui a été choisi, si ce dernier aura accueilli le don du sacerdoce et s’il aura décidé de me donner sa vie pour le peuple. Quant au peuple, il accompagnera le futur prêtre dans sa croissance, grâce à la prière et l’offrande. Au moment opportun, le Saint-Esprit fera connaître son action en cette personne ; le peuple reconnaîtra le sacerdoce, il le confirmera et autorisera le nouveau prêtre à faire son service. Ainsi, le prêtre et le peuple comprendront à l’unisson la volonté de Dieu. Le sacerdoce nouveau sera par conséquent le fruit de l’action de Dieu, et de la réponse du prêtre et du peuple. Tout sera guidé par le Saint-Esprit.

Ne vous étonnez pas lorsque vous verrez les merveilles que fera le Saint-Esprit au sein du peuple fidèle. Pour cela, l’esprit de Judas doit être chassé, autrement vous ne verrez pas ces merveilles. Judas a été et est un pion important dans les mains de Lucifer, mais à présent il a fini de tourmenter mon peuple.

Le nouveau prêtre n’aura plus besoin d’investitures hiérarchiques, car la reconnaissance viendra du bas, du peuple lui-même. Du reste, l’évêque qui impose les mains sur le candidat, lors de l’ordination, devrait le faire au nom de l’Église, c’est-à-dire du peuple. Malheureusement, il le fait souvent au nom d’une structure nommée Église. Le prêtre nouveau sera l’expression d’un peuple vivant, et non pas d’une structure.

Ainsi, le peuple nouveau marchera vers la création nouvelle. À la fin des temps, mon sacerdoce restera le seul dans tout l’Univers. Je serai l’unique Berger d’un seul et immense peuple, qui se regroupera des quatre coins de l’Univers. Pour l’instant, la présence de prêtres au milieu de vous est encore nécessaire. Je vous le répète : une époque nouvelle arrivera, préparée pour un peuple nouveau, libre, et qui engendrera des prêtres nouveaux et puissants dans le Saint-Esprit.

Je vous bénis et vous assure ma protection. Je vous suis avec amour le long du chemin. Ne vous inquiétez de rien et soyez-moi fidèles. J’accomplirai mon action.

Je vous bénis au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ».

[1] Cf. Luc 10, 1-12

[2] Cf. Jean 13, 21-30

[3] Cf. Le message de Jésus du 12 novembre 2010 intitulé « Vous êtes mon peuple saint ».

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